La déresponsabilisation, une tendance préoccupante

La direction générale est la plus haute fonction administrative dans une municipalité. Bien que la personne qui occupe cette charge assiste aux séances du conseil et aux caucus, elle n’est pas responsable de l’éthique ni de la déontologie des membres du conseil municipal.
Par Me Alexandra Robitaille, avocate, Direction des enquêtes et des poursuites en intégrité municipale et Me Dave Tremblay, avocat, Direction des enquêtes et des poursuites en intégrité muncipale
La Direction des enquêtes et des poursuites en intégrité municipale (DEPIM) de la Commission municipale du Québec (CMQ) constate toutefois une tendance préoccupante. De plus en plus, certaines personnes élues tendent à faire porter sur la direction générale la responsabilité de prévenir les manquements au code d’éthique. Il en résulte une déresponsabilisation à l’égard des obligations éthiques et déontologiques qui incombent pourtant aux personnes élues.
À titre d’exemple, lors d’un débat électoral, un élu a soutenu publiquement que les manquements qui lui étaient reprochés n’étaient pas de sa faute, mais attribuables au directeur général, au motif que ce dernier ne l’avait pas avisé. Au risque de se répéter, il appartenait personnellement à l’élu de déclarer son intérêt, de se retirer des échanges et de ne pas voter lorsqu’il se trouvait en situation de conflit d’intérêts.
De plus, faire porter la responsabilité d’un manquement sur un tiers peut être considéré comme un facteur aggravant, puisqu’il traduit une absence de reconnaissance de la faute. Par ailleurs, le fait de formuler publiquement des reproches à l’endroit d’un fonctionnaire peut, en soi, contrevenir à certaines obligations prévues au code d’éthique et de déontologie, notamment celles liées au respect des employés municipaux.
Une direction générale peut offrir des conseils, inviter à la prudence ou rappeler certaines obligations, mais elle n’a aucune obligation de le faire. Son silence ne constitue pas un manquement ou une autorisation tacite à poser un geste. Cependant, une telle intervention, même animée de bonnes intentions, est susceptible de créer des attentes indues et d’entretenir une confusion quant aux responsabilités respectives. Il est essentiel que chaque personne élue comprenne qu’il lui incombe de respecter les règles auxquelles elle est assujettie.
La responsabilité personnelle des membres du conseil
En 2010, lors de l’adoption de la Loi sur l’éthique et la déontologie en matière municipale, le ministre Laurent Lessard a énoncé les objectifs poursuivis par l’adoption de cette loi :
• Renforcer la confiance des citoyens envers les institutions municipales;
• Responsabiliser les élus et les conseils municipaux;
• Assurer le développement et le maintien d’une culture éthique dans le milieu municipal.
À cet égard, il ne saurait être question de transférer à un tiers la responsabilité de respecter les obligations qui incombent aux personnes élues. Une telle interprétation irait à l’encontre de l’intention du législateur. D’ailleurs, l’ajout d’une référence au serment prêté par les élus et le fait d’exiger la réadoption du code d’éthique et de déontologie à chaque mandat démontrent la volonté que chaque personne élue pose un geste explicite d’adhésion en acceptant des règles qu’elle adopte elle-même.
Outils et bonnes pratiques
Enfin, afin de prévenir les manquements déontologiques, la formation continue en cours de mandat constitue une bonne pratique. Des rappels périodiques ou des approfondissements, tenant compte de l’expérience acquise par les membres du conseil, peuvent contribuer à renforcer la compréhension des rôles, des obligations et des responsabilités. De plus, les personnes élues peuvent consulter une conseillère ou un conseiller en éthique accrédité par la CMQ, une option encore trop peu connue, bien que les frais liés à cette consultation puissent être remboursés par la municipalité.
La DEPIM met également en garde contre l’usage de l’intelligence artificielle afin d’obtenir des opinions sur le respect des règles d’éthique et de déontologie. En effet, seules des sources fiables doivent être utilisées
Article paru dans le numéro de mai 2026 du Scribe, le magazine de l'Association des directeurs municipaux du Québec (ADMQ).
À la suite des modifications apportées à l'immeuble, par exemple, une construction, un agrandissement ou un changement de propriétaire, la municipalité expédie un avis de modification du rôle au propriétaire ou à l'occupant inscrit au rôle d'évaluation. La municipalité informe ainsi le propriétaire ou l'occupant des changements qu'elle a apportés au rôle. On pourra notamment lire sur l'avis le nom du nouveau propriétaire ou la nouvelle valeur de l'immeuble à la suite d'une construction.
Le ministre de la Justice tient le Registre des commissaires à l’assermentation, dans lequel figure le nom des personnes qu’il a désignées pour faire prêter serment. Vous pouvez consulter le registre des commissaires à l'assermentation à l'adresse suivante : assermentation.justice.gouv.qc.ca
Services Québec offre le service d’assermentation dans plusieurs de ses bureaux. Pour plus d’information, vous pouvez consulter le site gouv.qc.ca/portail/quebec/servicesquebec
Il est obligatoire de vous faire assermenter, sinon votre demande sera incomplète.
La seule personne qui peut demander l’exemption des taxes municipales est celle qui paie les taxes directement à la municipalité.
Le compte de taxes de la municipalité doit être au nom de votre organisme. Si le compte de taxes est au nom d’une autre personne, vous ne pouvez pas demander d’exemption de taxes.
Activité ponctuelle qui permet de prévenir, d’identifier et parfois de corriger les situations de dépassement ou de mauvaise utilisation des ressources financières. Ce contrôle est appliqué principalement au moment de l’autorisation de la dépense et au moment de l’autorisation du paiement.
Crédits déterminés en soustrayant de l’ensemble des crédits votés les dépenses payées et à payer de même que les dépenses engagées.
Est la date de délivrance de vos lettres patentes ou de votre acte constitutif. Cette information se trouve généralement sur la page titre ou la dernière page de vos premières lettres patentes ou de votre premier acte constitutif.
Procédure judiciaire utilisée par la Direction du contentieux et des enquêtes de la Commission, le Procureur général du Québec, la municipalité ou un citoyen pour saisir un juge de la Cour supérieure d’une demande visant à faire déclarer un élu municipal incapable provisoirement d’exercer toute fonction liée à sa charge.
Le formulaire doit être signé par un dirigeant de l'organisme.
Seul un dirigeant de l’organisme peut faire la déclaration sous serment prévue au formulaire.
On entend par dirigeant, un membre du conseil d'administration ou une personne occupant une fonction telle que : président, vice-président, secrétaire, trésorier, directeur ou directeur général.
L'immeuble est composé du terrain et des bâtiments qui s'y trouvent. Les personnes habilitées à faire prêter serment sont :
• Les commissaires à l'assermentation
• Les greffiers d'une cour de justice et leur adjoint
• Les avocats et les notaires
• Les maires, les greffiers ou les secrétaires-trésoriers de toutes les municipalités, mais uniquement dans les limites de leur municipalité
• Le secrétaire général, les secrétaires généraux adjoints et les secrétaires adjoints de l'Assemblée nationale
• Les juges de paix
Si vous recevez un compte de votre propriétaire, vous ne pouvez pas demander l’exemption. Ce compte n’est pas un vrai compte de taxes envoyé par la municipalité.
C’est souvent une condition du bail commercial que vous avez signé. La Commission ne peut pas vous exempter d’une condition prévue dans votre bail.
Un immeuble dont le propriétaire est l’État, le gouvernement du Canada, une institution religieuse, une municipalité, une commission scolaire, un collège, une université, un hôpital, un CLSC ou un autre établissement public est automatiquement exempté du paiement des taxes par la Loi sur la fiscalité municipale (article 204 de la LFM). Cependant si cet immeuble est occupé par un OBNL, l'immeuble redevient imposable et il est inscrit au nom de l’OBNL au rôle d’évaluation foncière de la municipalité. L'OBNL doit payer les taxes directement à la municipalité, comme s’il était propriétaire de l’immeuble. L’OBNL doit inscrire la date de son dernier bail. S’il n’y a pas de bail, l’OBNL doit inscrire la date où il a emménagé dans l’immeuble.
Vous devez être un organisme à but non lucratif (OBNL) pour demander une exemption de taxes à la Commission. L’OBNL est créé en application d’une loi. Il a sa propre existence en tant qu’organisme. Un individu ne peut pas demander d’exemption de taxes à la Commission.
Les statuts constitutifs (lettres patentes ou autres) prouvent que l’OBNL a son existence propre. Ils prouvent aussi le but non lucratif. L’OBNL ne doit pas permettre aux membres de faire des profits (remise en argent, ristourne, avantage financier, gain en capital, etc.).
Le NEQ (numéro d’enregistrement au Registre des entreprises prouve que l’OBNL existe présentement. Un OBNL dont l'immatriculation est radiée au Registre des entreprises du Québec ne peut pas demander d'exemption de taxes.
Vous pouvez consulter gratuitement le Registre des entreprises du Québec pour vérifier l’existence de l’OBNL et la loi qui a permis sa création.
Une personne habile à voter est une personne majeure, de citoyenneté canadienne, qui n'est pas en curatelle, qui n'est pas frappée d'aucune incapacité de voter et qui remplit une des deux conditions suivantes :
- Est domiciliée sur le territoire de la municipalité depuis au moins six mois
ou
- Est depuis au moins 12 mois propriétaire d'un immeuble ou l'occupant d'un établissement d'entreprise situé sur le territoire de la municipalité
Un organisme à but non lucratif qui est titulaire d'un droit de propriété. Le propriétaire possède un document (généralement un acte de vente) qui constate la propriété de l'immeuble.
Ces documents prouvent que l’organisme est constitué en personne morale à but non lucratif. Les statuts constitutifs sont différents selon la loi qui régit l’organisme :
Les organismes à but non lucratif sont souvent constitués par lettres patentes sous la Partie III de la Loi sur les compagnies du Québec ou par certificat sous la Loi canadienne sur les organismes à but non lucratif.
Les coopératives sont constituées par des statuts de coopérative en vertu de la Loi sur les coopératives.
D'autres organismes sont constitués en vertu d'une loi privée, par exemple les Chevaliers de Colomb et la Société Saint-Vincent-de-Paul. Ces organismes ont un certificat attestant leur constitution.
Documents égarés ou détruits
Vous pouvez généralement en obtenir un exemplaire en vous adressant à l'autorité qui vous les a délivrés. Il s'agit dans la plupart des cas du Registre des entreprises du Québec.
Activité en continu qui permet d’être vigilant quant à l'utilisation des crédits disponibles. Cette activité est réalisée durant tout le cycle budgétaire et s'appuie sur l’existence de mécanismes d’analyse et de reddition de comptes.
Taxe imposée par une municipalité aux établissements d’entreprise. Le compte de taxes envoyé par un propriétaire au locataire qui doit assumer les taxes municipales en raison d’un bail commercial n’est pas une taxe d’affaires.
Taxes imposées par une municipalité à la personne au nom de qui l’unité d’évaluation est inscrite au rôle d’évaluation foncière.
Les taxes foncières et la taxe d’affaires sont des taxes municipales.